
C’est évident : les métiers du sport attirent. Au-delà de la passion et des rêves,
le secteur offre une multitude d’options pour faire carrière. Où et comment se
former ? Cela dépend d’abord de votre projet.
Rendons à César ce qui lui appartient, c’est bien l’université qui a lancé en premier
des formations aux métiers du sport. Une filière toujours bien vivante et extrêmement
prisée, au délicat nom de STAPS (pour Sciences et techniques des activités
physiques et sportives).
Une appellation qui avait sans doute pour but de calmer les ardeurs des jeunes passionnés de sport, en leur faisant comprendre qu’ici, on ne parlait pas que de football ou de basket, mais aussi de sciences. « Il ne faut pas se méprendre. STAPS n’est pas une formation évidente. Il y a beaucoup de disciplines scientifiques, qui peuvent être compliquées si vous n’êtes pas assidu », prévient Rémy, en 3 e année de licence STAPS à l’université de Poitiers. Lui était bien renseigné sur la filière qu’il intégrait ; il n’a pas été surpris. Pour d’autres, la désillusion peut être rude en découvrant des cours de physiologie ou de biomécanique… « Heureusement, il y a une vraie solidarité entre les étudiants de Staps. Si l’un d’entre nous galère dans une matière, on l’aide ! », tempère Rémy.
Les formations au sport fleurissent

Face au succès de cette filière (publique), les formations aux métiers du sport ont fleuri, privées cette fois. Moins axées sur la théorie, ces cursus ressemblent plutôt à ceux d’une école de commerce classique : on y apprend peu ou prou les mêmes disciplines (marketing, vente, etc.), mais toujours à travers des cas issus du monde sportif.
Il s’agit d’ailleurs de le comprendre, ce monde, peuplé d’acteurs variés (clubs, fédérations, équipementiers, agences d’évènementiel, médias, etc.) et plus vaste que les élèves ne l’imaginent. « Beaucoup arrivent avec une idée réductrice des métiers du sport. Ils se voient, typiquement, agent de joueur. Or, cela ne représente qu’une infime partie d’un secteur bien plus important dans la vie du pays », souligne Philippe Cuen, directeur du développement de Win Sport School.
De fait, selon les études disponibles (France Travail, notamment), la filière sport emploierait plus de 450 000 personnes en France, soit environ 2,5 % des salariés en France. Un chiffre équivalent à celui du secteur automobile, et supérieur à celui de l’aéronautique. Loin d’être une simple « niche » de passionnés, donc. Les opportunités sont bien au rendez-vous !
Quelle voie pour qui ?
Toutes les filières mènent au sport. Enfin, presque. Le champ des métiers de ce secteur est tellement vaste que tout dépend vraiment du type de fonctions que vous aimeriez exercer.
Exemples. Devenir le kiné de Kylian Mbappé passera sans surprise par des études de… kinésithérapeute. Quand les journalistes sportifs proviennent pour l’essentiel d’écoles de journalisme. Devenir directeur commercial d’une marque de sport signifie le plus souvent un diplôme d’école de commerce, et le juriste en club de football aura fait une fac de droit. Dans tous ces cas, la spécialisation vers le sport peut intervenir de différentes manières : le choix d’un master dédié au secteur en fin d’études, ou encore des expériences (stages, alternance, premier emploi, etc.).
Il existe tout de même des métiers spécifiques du sport, que d’autres filières n’abordent pas.
Pour les plus techniques, il vous faudra cocher la case STAPS : entraîneur, professeur d’EPS (éducation physique et sportive), professions médico-sociales (activité physique adaptée, rééducation, etc.), etc.
En sortant d’une école de sport business, en revanche, les diplômés se tournent naturellement vers le business. Ce qui peut se traduire par du sponsoring, de l’évènementiel, la vente de produits sportifs, la communication, et bien d’autres choses encore. La coloration sportive de ces formations apporte une plus-value à CV en montrant que vous êtes un passionné, mais aussi que vous êtes rompu aux codes du secteur, avez rencontré des professionnels au cours de vos études, etc. Vous vous êtes déjà frotté à ce monde !
Si elles sont différentes, chacune des deux voies – STAPS et écoles spécialisées – offre une bonne qualité d’insertion professionnelle. À l’université, par exemple, elle dépasse les 90 % pour les titulaires d’un master. Loin de l’image d’une fac déconnectée, ou d’un secteur réservé à quelques élus.
FAQ : formations au sport
Quelles études faire pour travailler dans le sport ?
Plusieurs parcours existent. La filière STAPS à l’université est la plus reconnue pour les métiers techniques comme professeur d’EPS ou préparateur physique. Les écoles privées proposent plutôt des formations orientées business, comme le marketing sportif ou l’événementiel.
STAPS est-elle une formation difficile ?
Oui, la filière STAPS est exigeante. Elle comprend de nombreuses matières scientifiques comme la physiologie, la biomécanique ou encore l’anatomie. Elle demande donc rigueur, travail régulier et intérêt pour les sciences.
Quelle est la différence entre STAPS et une école de sport ?
STAPS est une formation universitaire axée sur les sciences du sport et les métiers techniques. Les écoles de sport, souvent privées, sont davantage tournées vers le sport business : communication, marketing, sponsoring ou management sportif.
Quels métiers peut-on faire après des études dans le sport ?
Les débouchés sont nombreux : professeur d’EPS, coach sportif, préparateur physique, agent de sportif, chargé de communication sportive, responsable marketing ou encore organisateur d’événements sportifs.
Les métiers du sport recrutent-ils ?
Oui, le secteur du sport est dynamique. Il représente plus de 450 000 emplois en France. Les opportunités existent aussi bien dans le secteur public que privé, notamment dans les clubs, les fédérations, les marques ou les médias.










