À la question qui nous brûle tous les lèvres en tant que parents…
“Faut-il s’inquiéter si notre enfant ne sait pas ce qu’il veut faire à 17 ou 18 ans ?“
C’est souvent la première question qui revient lors des discussions familiales, parfois dès la classe de seconde. Dans un monde qui change vite, l’avenir de nos enfants peut sembler flou… Comment l’appréhender quand on est parents ?
Delphine Manceau, directrice générale de NEOMA Business School, nous invite à changer de regard.
« À 17 ou 18 ans, c’est tout à fait normal de ne pas savoir ce qu’on voudra faire plus tard. »

Mieux se connaître avant de décider
Selon elle, l’enjeu du lycée n’est pas de trouver un métier précis, mais d’apprendre à se connaître. Observer ce qui intéresse vraiment son enfant, ce qui l’anime, la façon dont il aime apprendre, réfléchir, travailler avec les autres.
- Est-ce qu’on préfère travailler seul ou en équipe?
- Est-ce qu’on aime les sciences ?
- Est-ce qu’on aime les langues et la littérature ?
- Est-on attiré par la géopolitique ?
- Est-ce qu’on aime analyser ?
- Est-ce qu’on aime débattre ?
- Est-ce qu’on aime créer ?
Ces questions, parfois plus discrètes que les choix de filières, sont pourtant déterminantes. Elles dessinent un socle solide pour les décisions futures.
Pour les parents, cela signifie aussi accepter que l’orientation est un processus, pas une réponse immédiate. Surtout, il est toujours possible de se réorienter plus tard.
Avancer par étapes, sans pression inutile
Autre message clé de l’entrevue : le droit à l’erreur. Ou plutôt, le droit à l’ajustement.
« Il ne faut pas s’angoisser si on n’a pas une idée claire. On peut se tromper et changer de direction en cours de route. »
Les parcours d’aujourd’hui ne sont plus linéaires. Stages, projets, engagements associatifs, rencontres… chaque expérience aide à préciser ce qui convient vraiment. Certaines formations permettent d’explorer plusieurs disciplines avant de se spécialiser, et c’est une vraie richesse.
Dans un monde en constante évolution, la capacité à évoluer devient un atout majeur.
Se réorienter, un signal positif
Delphine Manceau partage d’ailleurs son propre parcours, très parlant pour les familles. Elle commence par une classe préparatoire scientifique, puis réalise rapidement que cela ne lui correspond pas.
« La culture générale, l’histoire-géo me manquaient. »
Elle change alors de voie, sans drame, sans rupture.
« Une réorientation, ce n’est pas un échec, c’est souvent le début d’un meilleur alignement. »
Un message fort pour les parents qui craignent qu’un détour soit une perte de temps. Parfois, c’est exactement l’inverse.
Quand sait-on qu’un étudiant est vraiment bien ?
Du point de vue d’une école, les signes sont clairs : un étudiant épanoui est un étudiant engagé, curieux, acteur de sa formation.
« Quand les étudiants sourient, qu’ils sont contents d’être là, qu’ils s’investissent dans les associations, les projets, la vie de l’école, c’est qu’ils sont épanouis. »
Un autre indicateur essentiel apparaît lorsqu’ils osent s’exprimer, proposer, améliorer.
« Quand ils se sentent légitimes pour contribuer à la vie de l’école, c’est qu’ils s’y sentent chez eux. »
Ce qu’elle aimerait que ses étudiants se disent dans dix ans
À long terme, l’objectif dépasse largement le diplôme.
« J’aimerais qu’ils se disent : c’est là que j’ai pris confiance en moi, compris ce que je pouvais apporter, et appris à travailler avec des personnes différentes. »
Une école réussit lorsqu’elle donne des clés pour continuer à apprendre, s’adapter, agir dans un monde marqué par l’IA, les transitions écologiques et les grandes mutations.
Réussir sa vie : une définition qui parle aux parents
La dernière question touche à l’essentiel : qu’est-ce que réussir sa vie ?
« Réussir sa vie, c’est trouver un équilibre où l’on se sent aligné avec ce qu’on fait, avec ses valeurs, avec les causes qui comptent pour soi. »
C’est aussi évoluer dans un environnement qui fait grandir, tout en préservant des liens forts et une vie personnelle riche.
Pour les jeunes générations, la réussite est de plus en plus liée au sens, à l’impact positif, à l’utilité.
Pour accompagner au mieux nos enfants dans leur orientation, il existe une solution complète, simple et efficace : l’abonnement NOMAD+
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Ce que les parents peuvent retenir
Ne pas savoir à 18 ans est normal. C’est souvent une étape saine et nécessaire.
Accompagner son enfant, ce n’est pas lui imposer une réponse rapide, mais l’aider à se poser les bonnes questions, au bon moment.
Et parfois, la meilleure aide que l’on puisse apporter… c’est un peu de confiance.










