Le classicisme (XVIIe s.)

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L’honnête homme au XVIIe siècle

L'honnête homme et l'idéal classique

Définition et origine

L'honnête homme, du latin « honestus » signifiant « honorable », se doit d'incarner l'idéal classique. Il est caractérisé par le refus de tout excès, guidé par la raison.

Caractéristiques principales

Cette conception de l'homme se retrouve inévitablement dans les textes où il apparaît capable de maîtriser ses sentiments et ses émotions pour mieux s'adapter au monde dans lequel il évolue. Il se montre aussi cultivé et ouvert d'esprit, ce qui lui permet d'exceller dans l'art de la conversation, en toute simplicité, s'opposant ainsi à la figure du pédant.

C'est un homme de cour qui détient de nombreuses qualités sociales lui permettant de plaire.

L'art de plaire

Cet art de plaire est une constante de la société et de la littérature de l'époque. Il s'agit, au même titre que les textes classiques, de plaire et d'instruire à la fois.

Relation avec l'idéal classique

L'idéal classique et l'honnête homme sont pratiquement indissociables dans la mesure où tous deux s'imposent en modèles pour perdurer dans le temps.

EN RÉSUMÉ

Pascal (1623-1662)

Blaise Pascal : philosophe et penseur français

Pascal est un philosophe, écrivain, mathématicien et physicien français dont la pensée est primordiale dans l'histoire de la philosophie et de la littérature en France.

L'expérience mystique et la conversion

Après avoir goûté aux mondanités et côtoyé les milieux libertins, Pascal est victime d'un accident sur le pont de Neuilly, événement qui, selon le penseur, lui a permis de vivre une expérience mystique.

L'engagement religieux et les œuvres

Il décide alors de se retourner vers Dieu et prend pour directeur de conscience un janséniste. Pascal rédige Les Provinciales, œuvre dans laquelle, sous la forme d'une série de lettres, il prend la défense des jansénistes puis critique les jésuites.

Mais son ouvrage principal reste les Pensées, œuvre inachevée publiée en 1670. Il s'agit de fragments qui ont pour vocation de faire l'apologie de la religion chrétienne.

EN RÉSUMÉ

Pensées, Pascal

  • Œuvre majeure du philosophe et savant Pascal, parue après sa mort en 1662. Elle rassemble des « pensées » courtes ou des essais un peu plus longs, dans un projet de défense de la religion chrétienne contre les sceptiques et les penseurs.

  • Philosophiquement, Pascal est marqué par le pessimisme janséniste : c’est la relation brisée entre l’Homme et son Créateur qui produit chez l’humain l’insatisfaction constante de la vie qu’il mène, et le désir d’oublier, par le divertissement, qu’il est mortel et a besoin de la grâce de Dieu.

  • Littérairement, les Pensées sont un chef-d’œuvre de rhétorique, de force et de justesse dans l’expression.

La Fontaine (1621-1695)

Jean de La Fontaine : biographie

Jeunesse et débuts (1621-1657)

Né en 1621, Jean de La Fontaine se destine à entrer dans les ordres mais renonce pour des études de droit ; il devient avocat au Parlement de Paris. Il écrit alors des pièces de théâtre. En 1657, il entre au service de Nicolas Fouquet, surintendant des finances. Au lendemain des fêtes du Château de Vaux-le-Vicomte, Louis XIV, jaloux des richesses et de la puissance du surintendant, le fait arrêter. Cette disgrâce nuit quelque peu à La Fontaine qui reste fidèle à Fouquet.

Succès littéraire (1665-1694)

Sous la protection de la duchesse de Bouillon et de la duchesse d'Orléans, débutent en 1665 les publications des Contes qui plaisent au public ; celles des Fables commencent en 1668, le premier recueil est dédié au Grand Dauphin, fils aîné de Louis XIV alors âgé de 6 ans. Les publications s'étalent jusqu'en 1694. Entre temps, La Fontaine écrit un roman, de nouveaux contes, s'essaie à l'opéra mais seules ses Fables finalement ont eu véritablement du succès.

Reconnaissance et engagement intellectuel (1684)

En 1684, Jean de La Fontaine est élu à l'Académie Française non sans quelques difficultés que l'on attribue à sa fidélité pour Nicolas Fouquet. Face à Charles Perrault dans la querelle des Anciens et des Modernes, La Fontaine se range du côté des Anciens.

Fin de vie (1692-1695)

Vers 1692, le poète tombe malade. Lui qui avait mené une vie assez dissolue et plutôt libertine se tourne vers la religion catholique. Il meurt en 1695.

EN RÉSUMÉ

Les Fables, La Fontaine

  • Constituées de3 recueilsrépartis en un nombre variable de livres,Les Fablesde La Fontaine sont composées au total de243 poèmes. Publiés entre 1668 et 1694, les recueils paraissent sous le titre Fables choisies, mises en vers par M. de La Fontaine.
  • Dédiés àMadame de Montespan, favorite de Louis XIV, les Livres VII à XI constituent le second recueil. Tandis que le premier présentait les qualités et les défauts universels des hommes comme par exemple avec « La cigale et la fourmi », le second recueil délaisse le côté éducatif sans pourtant l'ignorer pour se centrer sur la critique de la société observée par le fabuliste : la cour de France. Le troisième recueil, quant à lui, se tourne vers une matière plus philosophique.
  • Inspirées par les fables des poètes de l'Antiquité comme Ésope ou Phèdre et des récits animaliers médiévaux, à l'image du Roman de Renard, les fables de La Fontaine mettent en scène des animaux pour instruire les hommes. Pour le second recueil, La Fontaine dit également avoir trouvé une inspiration orientale chez Pilpay, un écrivain et fabuliste indien de l'Antiquité.
  • Le succès des fables de La Fontaine tient dans la manière toujours plaisante, la grande liberté d'esprit et la diversité des tonalités avec lesquelles le poète traite les sujets les plus légers comme les plus graves.

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