Une révolution littéraire... par la science
Zola ne se contente pas de raconter des histoires ; il veut faire de la littérature une extension des sciences naturelles. Pour lui, le romancier doit cesser d'être un simple conteur pour devenir un observateur et un expérimentateur.
Littéralement fasciné par les découvertes scientifiques de son siècle (notamment les travaux de Darwin et de Claude Bernard), il applique ces concepts à sa grande fresque des Rougon-Macquart en étudiant l'hérédité, la « tare » originelle comme la folie ou l'alcoolisme, qui se transmet, selon lui, de génération en génération. Il analyse également l'environnement social (la mine, la bourgeoisie, les bas-fonds de Paris), univers susceptible de façonner ou briser un individu.
Une révolution littéraire... par l'observation
Il se fait également romancier-enquêteur, inventant la pratique du carnet d'enquête, destinée à donner une base réelle à ses récits. Pour écrire Germinal, il descend au fond d'une mine à Anzin pour observer le travail des mineurs et leur langage. Pour La Bête humaine, il voyage en locomotive pour comprendre la mécanique et le quotidien des cheminots. Cette démarche transforme le roman en un document sociologique et historique d'une précision quasiment inégalée au XIXe siècle.