Définition conceptuelle
- Nature : le milieu physique, ce qui est inné, biologique, spontané, l'essence, l'hérédité…
- Culture : ensemble des traditions, modes de vie, ce qui est acquis, transmis par la société par le biais de l'éducation et de l'apprentissage, l'héritage…
- L'homme : est le résultat d'une symbiose (relation d'interdépendance) entre nature et culture.
L'homme un animal pas comme les autres
Comme les autres animaux, l'homme a des besoins primaires (manger, dormir, se reproduire…) mais à la différence des animaux, l'homme a besoin de ses semblables pour survivre et se développer. En effet, à la naissance il est que potentialités et c'est grâce à la vie sociale qu'il les active et les développe. Donc, contrairement aux animaux, l'homme naît inachevé et c'est la société qui lui permet de s'accomplir. C'est dans ce sens qu'il faut comprendre ce propos : « On ne naît pas homme, on le devient ». En effet, par le biais de l'éducation (la culture) il apprend à devenir humain (en domestiquant et en canalisant son animalité).
L'homme peut-il se débarrasser totalement de sa nature ?
De toute évidence non car comme le dit l'adage « on chasse le naturel, il revient au galop ». En plus, un être totalement culturel est semblable à un robot (artificiel). Un être totalement naturel n'est pas également un humain, il est similaire à un animal.
Donc, l'homme a besoin de la nature et de la culture. Sans la nature, la culture ne peut pas exister et sans la culture, la nature n'a pas de sens. L'homme n'est ni totalement naturel, ni totalement culturel : il est bio-culturel. Et c'est dans la vie en société que l'homme acquiert son humanité.
Auteurs et ouvrages à consulter :
Edgar Morin, Le paradigme perdu, la nature humaine : la culture, moteur de l'évolution biologique de l'homme
Claude Lévi-Strauss, Race et Histoire
Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe
À consulter : La nature humaine, l'ethnocentrisme, la tolérance, l'identité, le relativisme, l'universalisme…