On peut répartir les sciences en trois catégories.
Les sciences logico-formelles ou formelles
Il s'agit des mathématiques et de la logique. Elles sont considérées comme le langage des sciences de la nature. Leur méthode repose sur la cohérence des énoncés. C'est la forme du raisonnement qui importe le plus et non le contenu : l'accord interne de la pensée avec elle-même. C'est pour cette raison que la vérité est ici dite formelle. Le problème que pose les sciences logico-formelles est celui de la véracité du contenu.
Les sciences de la nature ou sciences exactes
Il s'agit entre autres de la physique, de la chimie, de la biologie, de l'astronomie, de la géographie... Leur méthode est dite expérimentale en ce qu'elle comporte essentiellement trois moments : d'abord l'observation, ensuite l'hypothèse et enfin la vérification. De cette expérimentation résultent de nouveaux phénomènes qu'il faut observer. C'est ce qui fait dire à Claude Bernard (1813-1878) « l'esprit du savant se trouve en quelque sorte placé entre deux observations : l'une qui sert de point de départ au raisonnement, et l'autre qui sert de conclusion ». Ainsi la vérité apparait ici comme un modèle vers lequel on tend, comme une asymptote. Les sciences expérimentales posent le problème de l'exactitude des résultats (une marge d'erreur) : cela est dû aux instruments utilisés.
Les sciences humaines ou sociales
Il s'agit de l'histoire, de la sociologie, de l'anthropologie, de la psychologie, etc. La difficulté à laquelle elles font face est celle liée à leur objet d'étude. Ici l'homme est à la fois objet et sujet : ce qui pose un problème d'objectivité. C'est pourquoi la vérité est dite interprétative.