La mondialisation (ou globalisation) pourrait être définie comme un processus d'intégration et d'interdépendance économique, culturelle, politique… des différents pays du monde. Avec la mondialisation il y a une plus libre circulation des marchandises, des capitaux et des personnes. Elle signifie aussi l'intégration croissante des différentes parties du monde dans une économie mondiale, un marché unique. Dans son livre Histoire de la mondialisation, Régis Bénichi dira que la mondialisation désigne « […] un processus d'interdépendance de plus en plus prononcée des économies nationales découlant de la création d'un marché planétaire pour les marchandises, les services, les capitaux mais aussi l'information, les idées, les produits culturels et médiatiques ». Elle traduit donc l'ouverture des économies, l'augmentation des échanges à l'échelle de la planète et la circulation croissante de l'information. La mondialisation vise à faire de la terre un « village planétaire ».

La mondialisation n'est pas un phénomène nouveau. C'est pourquoi Régis Bénichi n'a pas tort lorsqu'il dit  : « en réalité, le mot est nouveau mais le phénomène qu'il désigne est ancien ». En effet, avant la 1re Guerre Mondiale, le monde avait déjà connu des échanges internationaux, des investissements étrangers et des mouvements de populations. Aujourd'hui, grâce à la révolution numérique ce phénomène connaît une grande ampleur.

S'il est indéniable que la mondialisation a des bienfaits (favoriser le libre-échange et la circulation des biens et personnes, l'entraide et la solidarité…), il faut toutefois reconnaître qu'elle engendre au même moment un risque de remise en cause de la souveraineté des États, surtout ceux dits sous-développés. C'est pour cette raison qu'un courant tiers-mondiste, influencé par le marxisme, démontre que l'ouverture aux échanges internationaux est la cause principale du sous-développement. En effet, l'échange est inégal  : les $\rm{PDEM}$ (Pays Développés à Économie de Marché) exploitent les $\rm{PVD}$ (Pays en Voie de Développement). À titre d'illustration, l'$\rm{OMC}$ (Organisation Mondiale du Commerce) est une organisation qui promeut le libre-échange et fixe les règles du commerce international. Dans ce domaine, les enjeux des négociations de tarifs douaniers à l'$\rm{OMC}$ sont de taille, car les pays du tiers monde dénoncent souvent la mise en place de tarifs qui leurs sont défavorables. Ce sont les grandes puissances européennes qui négocient tout, ce qui signifie que les États africains subissent le diktat européen et perdent, du coup, leur souveraineté.

EN RÉSUMÉ