Le mythe, la magie et la religion peuvent être considérés comme les premières formes de connaissances. François Jacob (1920-2013) pense qu'ils ont permis à l'homme « d'avoir une représentation unifiée et cohérente du monde qui l'entoure, ainsi que les forces qui animent le monde ».

  • Le mythe est un récit fictif, sacré et populaire qui fait appel à des êtres surnaturels pour expliquer l'origine des choses, des événements. Il raconte toujours l'origine d'une création.
    Exemples
    • Le mythe grec de la boîte de Pandore.
    • Le mythe des mamelles au Sénégal.
  • La magie est un ensemble de pratiques occultes faisant appel à des forces surnaturelles pour agir sur la nature. Par des formules mystérieuses, le magicien produit des effets qui contredisent même les lois de la nature en manipulant les êtres qui la constituent. Ainsi la magie serait d’après James George Frazer (1854-1941) une sorte de préscience. Il existe deux types de magie : la magie blanche (pour divertir, faire le Bien) et la magie noire (pour faire le Mal).

  • La religion est un ensemble de croyances sacrées et de pratiques régulières fondée sur la foi et qui exige la soumission à un Être Supérieur (Dieu). 

À l’opposé du mythe et de la religion qui font appel à la croyance ou à la soumission, la science vise l’objectivité ; pour cela, elle confronte ses résultats aux faits, à la vérification. C’est dire que l’esprit scientifique est critique contrairement à celui religieux qui est soumission. Claude Bernard (1813-1878) dira d’ailleurs que « la première condition que doit remplir un savant qui se livre à l’investigation dans les phénomènes naturels, c’est de conserver une entière liberté assise sur le doute philosophique ». 

Contrairement à la magie qui bouleverse l’ordre cosmique en agissant sur les choses, la science cherche à comprendre : l’esprit scientifique cherche à satisfaire seulement sa curiosité. 

En résumé, la science va naître pour satisfaire la curiosité humaine et elle va rompre avec les premières approches du réel. Ces dernières constituent des obstacles épistémologiques. 

EN RÉSUMÉ