La liberté représente la possibilité d'agir selon ses propres choix, dans le respect de la loi et des autres. C'est un droit imprescriptible. Cela signifie que ce droit fondamental ne peut jamais disparaître. En France, la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 pose les bases juridiques de ces libertés. Ce texte fondateur proclame notamment la liberté d'expression et la liberté de conscience.

La conquête des libertés se poursuit au XIXe siècle grâce à de longs combats politiques et sociaux. Sous l’impulsion de Victor Schoelcher, la Deuxième République décrète l'abolition définitive de l'esclavage le 27 avril 1848. Plus tard, la Troisième République instaure les grandes libertés collectives. La loi du 29 juillet 1881 garantit la liberté de la presse et de l'imprimerie en supprimant la censure préalable. La même année, l'État autorise la liberté de réunion. En 1884, la loi Waldeck-Rousseau donne le droit aux travailleurs de former des syndicats pour défendre leurs intérêts professionnels. En 1901, une nouvelle loi accorde la liberté d'association.

Au XXe siècle, de nouveaux textes consolident ces droits. La loi de séparation des Églises et de l'État de 1905 renforce la liberté de conscience en instaurant la stricte neutralité religieuse de la puissance publique. À l'échelle du continent, la Convention européenne des droits de l'homme, signée en 1950, offre une protection juridique supplémentaire aux citoyens face aux abus de pouvoir des États.

Aujourd'hui, le droit distingue deux grandes catégories de libertés. Les libertés individuelles s'exercent seul. Elles comprennent la liberté de circulation, le droit au respect de la vie privée et la liberté de conscience. Les libertés collectives s'exercent en groupe. Elles regroupent la liberté d'association, la liberté syndicale, la liberté de réunion et la liberté de manifestation. L'ensemble de ces droits forme le socle de la démocratie.

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