La sûreté constitue un droit naturel et imprescriptible de l'Homme. La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 l'érige, à l'article 2, au même rang que la liberté ou la propriété. Concrètement, la sûreté prémunit le citoyen contre les arrestations arbitraires et les abus de pouvoir. Elle garantit qu'aucun individu ne peut être privé de sa liberté sans un motif légalement établi.
Aujourd'hui, l'État assure la protection des personnes et des biens sur l'ensemble du territoire national par l'entremise des forces de sécurité intérieure. La Police nationale opère prioritairement dans les agglomérations urbaines, tandis que la Gendarmerie nationale, forte de son statut militaire, intervient en zone rurale et périurbaine. À l'échelon local, les maires disposent de polices municipales pour veiller à la tranquillité publique.
Ces forces de l'ordre détiennent le monopole de la violence légitime : l'État les autorise à recourir à la force pour protéger la population, sous réserve d'un encadrement juridique strict. Policiers et gendarmes agissent sous le contrôle de l'autorité judiciaire et sont tenus au respect d'un code de déontologie. Cet ensemble de principes moraux garantit une action à la fois juste et proportionnée.
En cas de manquement ou de violence illégitime, des organes de contrôle internes diligentent des enquêtes. L'Inspection générale de la Police nationale (IGPN) et l'Inspection générale de la Gendarmerie nationale (IGGN) ont pour mission de sanctionner d'éventuelles dérives. L'État de droit exige en effet que ceux qui font appliquer la loi s'y soumettent eux-mêmes avec une rigueur exemplaire.