La France pendant la Seconde Guerre mondiale
L'État français et la collaboration (1940-1944)
Après la défaite de l'armée française face à l'Allemagne au printemps 1940, le gouvernement demande l'armistice. Le maréchal Pétain reçoit les pleins pouvoirs et fonde un nouveau régime politique : l'État français, installé à Vichy. Hostile à la démocratie et à la République, il veut conduire une « Révolution nationale » fondée sur les valeurs de « Travail, Famille, Patrie ». Le régime mène une politique de collaboration avec l'Allemagne nazie (entrevue de Montoire en 1940, lois antisémites, rafles, STO).
La Résistance française
Dès la demande d'armistice, la Résistance commence à s'organiser. Par l'appel du 18 juin 1940, le général de Gaulle encourage les Français à poursuivre le combat et prend la tête de la France libre depuis Londres. La résistance intérieure s'organise en mouvements, réseaux ou maquis et mène des actions de propagande, de renseignement, de sabotage et d'aide aux Alliés. Les résistants participent également à la diffusion de journaux clandestins.
L'unification de la Résistance et la Libération
En 1943, Jean Moulin parvient à unir les principaux mouvements de résistance au sein du Conseil national de la Résistance (CNR). À partir de 1944, les débarquements alliés en Normandie puis en Provence permettent la Libération progressive du territoire. Le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF), dirigé par le général de Gaulle, rétablit la République. Conformément au programme du CNR, plusieurs réformes majeures sont mises en place : droit de vote des femmes (1944), création de la Sécurité sociale (1945), nationalisations et renforcement de la démocratie sociale.