La question du financement des études supérieures est importante aujourd’hui pour tous les étudiants et leurs familles. Entre université, grandes écoles, formations courtes ou cursus à l’étranger, les coûts varient fortement selon les choix d’orientation et le mode de vie souhaité.
Une majorité d’étudiants est accueillie dans le public et profitent d’un système où la gratuité est la norme. À côté de ce système, un quart des effectifs est dans le privé et paie donc sa scolarité. Les prix, toutefois, varient selon les filières et le prestige. L’université, c’est gratuit ! La France reste l’un des pays les plus accessibles financièrement, car les frais d’inscription sont encadrés par l’État et restent relativement faibles : quelques centaines d’euros par an pour une licence ou un master. En revanche, le coût réel des études dépasse largement ces montants. Logement, transport, alimentation, matériel informatique et dépenses courantes représentent la part la plus importante du budget étudiant. Dans les grandes villes, et particulièrement à Paris, le budget annuel peut facilement dépasser 10 000 euros. Les loyers constituent le principal poste de dépenses et représentent une difficulté croissante.
Tarifs élevés

Les grandes écoles de commerce et d’ingénieurs affichent des tarifs différenciés. Dans les écoles de commerce, les frais de scolarité peuvent atteindre 12 000 à 18 000 euros par an, voire davantage dans les établissements les plus réputés. Bien sûr, cela varie si l’on suit un parcours en apprentissage, qui permet de recevoir un salaire tout en profitant d’une prise en charge des frais de scolarité. Les business schools proposant des séjours hors de France, le montant des études en est d’autant plus impacté. Il faut donc le savoir : même si les salaires d’embauche sont bons, suivre une grande école de commerce revient cher et nécessite souvent d’avoir recours à un prêt étudiant auprès d’une banque.
Les écoles d’ingénieurs présentent des situations contrastées : environ 80 % sont publiques et accessibles avec des frais modérés. Les écoles privées peuvent, en revanche, exiger plusieurs milliers d’euros par an. Toutefois, ces formations mettent souvent en avant un retour sur investissement élevé grâce à l’insertion professionnelle rapide et aux salaires à la sortie. La pénurie d’ingénieurs est telle que les rémunérations sont à la hausse, y compris pour les débutants.
Les filières courtes, comme les BTS ou les BUT, constituent une alternative plus économique et professionnalisante. Les frais d’inscription y sont généralement faibles dans le public et plus élevés dans le privé, entre 3 000 et 9 000 € selon que l’institution soit sous contrat ou non avec l’État. Là encore, les formations en alternance permettent d’être rémunéré pendant ses études.
Pays européens
De plus en plus de jeunes choisissent également de quitter notre sol après le bac pour profiter d’une expérience multiculturelle et de l’apprentissage des langues. Dans certains pays européens, les frais de scolarité restent proches de ceux pratiqués en France et sont modérés, comme en Espagne ou aux Pays-Bas, mais le coût de la vie peut être élevé. Dans les pays anglo-saxons, les dépenses peuvent atteindre des sommets, de 10 000 à 50 000 € par an, et vivre sur place peut être vu comme un luxe. Un séjour aux États-Unis : de l’hyper-luxe ! Dans les institutions mondiales les plus prestigieuses, les familles auront volontiers dépensé au total 200 000 à 300 000 €.
Mais le montant des études dépend moins d’un chiffre unique que d’un projet global, qui comprend la vie quotidienne, la mobilité, le logement, etc. Et puis, au fond, si l’on considère qu’apprendre représente un investissement, le coût est à observer à la lumière de la carrière que l’on prépare et de son projet professionnel une fois diplômé.



