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Notions de droit - 1

En matière de droit médical, l’arrêt Mercier datant de 1936 précise que le médecin n’a qu’une obligation de moyens : il n’a pas l’obligation légale de guérir, mais de soigner.

Le code de la santé publique précise que chaque médecin est responsable de ses actes devant ses pairs et ses patients.

  • Le mĂ©decin a une responsabilitĂ© morale, administrative et pĂ©nale.
  • Le mĂ©decin peut ĂŞtre condamnĂ© lors d’une faute de moyens employĂ©s (fautes techniques), d’une nĂ©gligence (imprudence…) ou d’une infraction qui tomberait sous la loi pĂ©nale (violences…).
  • Le mĂ©decin doit pouvoir soigner n’importe quelle personne et peut refuser de donner des soins (hors urgences) pour des raisons personnelles ou dĂ©ontologiques.
  • Le mĂ©decin ne doit pas faire de publicitĂ©.
  • Le mĂ©decin doit fixer des honoraires corrects et recevoir dans un environnement propice.
  • Le mĂ©decin doit veiller Ă  la qualitĂ© de son exercice.


Secret professionnel
: les médecins, sages-femmes, pharmaciens, infirmiers et assistants de service social sont soumis au secret professionnel (ainsi que les étudiants). Les avocats, les policiers et gendarmes également.

Notions de droit - 2

  • Code de dĂ©ontologie mĂ©dicale : d’abord nĂ© des ordonnances de 1945 pour apparaĂ®tre en 1947 (Ă©tude des devoirs), il a Ă©tĂ© rĂ©formĂ© en 1955, 1979, 1995 et rĂ©cemment en fĂ©vrier 2021.
  • Créé en 1945, l’ordre des mĂ©decins a un but d’entraide et un rĂ´le administratif. Il exerce un rĂ´le disciplinaire et veille au maintien des principes fondamentaux (probitĂ©...) et au respect du code de dĂ©ontologie. Au 1er janvier 2021, 312 172 mĂ©decins sont inscrits Ă  l’Ordre des mĂ©decins soit 1,6% de plus en un an. De plus, une fĂ©minisation des effectifs en activitĂ© rĂ©gulière avec une part de femmes passĂ©e de 40 Ă  49,8% (58 % de femmes en primo-inscription) et un rajeunissement des mĂ©decins en activitĂ© rĂ©gulière avec un âge moyen de 50,3 ans.
  • 1999 : crĂ©ation de la couverture maladie universelle (CMU).
  • 4 mars 2002 : Loi Kouchner sur le droit des malades et sur la qualitĂ© du système de soins : elle permet de renforcer le droit des malades et leur information.
  • 21 juillet 2009 : Loi HPST : rĂ©forme de l’hĂ´pital et loi relative auxpatients, Ă  la santĂ© et aux territoires ; s’ensuit la refondation du système de gouvernance hospitalière et, le 1er avril 2010, la crĂ©ation des ARS (Agences rĂ©gionales de santĂ©).
  • 26 janvier 2016 : Loi de modernisation de notre système de santĂ© : reconnaissance de la spĂ©cificitĂ© du service public hospitalier (SPH) avec trois grands types d’obligations que les Ă©tablissements de santĂ© du SPH devront respecter (garanties accordĂ©es aux patients pour faciliter l’accès aux soins ; obligations dans le fonctionnement de l’établissement au service d’une meilleure prise en compte de la parole des usagers avec participation des usagers Ă  la gouvernance de l’établissement ; garanties contribuant Ă  la qualitĂ© et l’accessibilitĂ© des soins au niveau des territoires) ; renforcement de la prĂ©vention de l’alcoolisme et du tabagisme, facilitation de l’accès aux soins (notamment avec l’extension du tiers payant), instauration du droit Ă  l’oubli, diminution du dĂ©lai entre deux consultations pour l’IVG, expĂ©rimentation des salles de consommation…
  • 24 juillet 2019 : Loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative Ă  l’organisation et Ă  la transformation du système de santĂ© qui donne 3 objectifs : dĂ©cloisonner les parcours de formation et les carrières des professionnels de santĂ© ; crĂ©er un collectif de soins au service des patients et mieux structurer l’offre de soins dans les territoires ; dĂ©velopper l’ambition numĂ©rique en santĂ©.
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