
La rentrée scolaire 2026 est perturbée par les conséquences d’une cyberattaque contre l’Éducation nationale survenue pendant l’été. Si la situation est revenue à la normale dans la majorité des académies, des difficultés persistent notamment à Toulouse et Nantes, avec des ENT, messageries, applications administratives et outils d’affectation encore indisponibles ou partiellement accessibles. Alors, quelles conséquences pour les établissements à la rentrée 2026 ? Voici ce qu’il faut savoir sur les services touchés, les affectations et le retour progressif à la normale.
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En bref : quelles conséquences pour la rentrée 2026 ?
La cyberattaque qui a touché l’Éducation nationale pendant l’été 2026 a entraîné la suspension de plusieurs outils numériques. La rentrée du 1er septembre 2026 reste bien maintenue et tous les élèves doivent être accueillis, mais des perturbations persistent principalement dans les académies de Toulouse et Nantes. Elles peuvent concerner les ENT, les messageries, certaines démarches administratives et, dans quelques situations, les affectations. Pour les révisions, les élèves peuvent continuer à travailler sur Nomad Education grâce aux fiches de cours, mini-cours, quiz et exercices corrigés accessibles du collège au lycée.
Que s’est-il passé lors de la cyberattaque de l’Éducation nationale ?
La perturbation de cette rentrée ne vient pas d’une panne survenue au dernier moment. Elle trouve son origine dans plusieurs incidents informatiques détectés pendant l’été.

Une cyberattaque détectée pendant l’été 2026
Dans la nuit du 25 juillet 2026, une intrusion frauduleuse a touché un système d’information du ministère de l’Éducation nationale. Selon les premiers éléments communiqués à la fin du mois de juillet, l’accès aurait été rendu possible par l’usurpation d’un compte professionnel. Le système visé concernait notamment la formation des personnels.
À la suite de cette attaque, le ministère a pris des mesures de sécurisation, notamment en limitant ou en suspendant l’accès à certains systèmes informatiques.
L’objectif était clair : éviter qu’une intrusion déjà sérieuse ne se transforme en épisode 2.
Cependant, ces mesures ont eu une conséquence directe : plusieurs outils utilisés quotidiennement par les rectorats et les établissements sont devenus temporairement indisponibles.

Des données personnelles potentiellement compromises
La cyberattaque soulève également une question importante : quelles données personnelles ont été volées ?
Les premières informations officielles communiquées fin juillet faisaient état de données concernant un nombre important de personnels. Parmi les informations susceptibles d’avoir été exposées figurent notamment des données d’identité et professionnelles et, pour certains agents, l’adresse postale, le téléphone ou le numéro de sécurité sociale. Le ministère avait alors indiqué que le système concerné ne contenait ni données bancaires, ni mots de passe, ni données relatives aux élèves. Par la suite, des pirates ont revendiqué avoir récupéré des informations concernant également des élèves. Le nombre exact et le périmètre des données effectivement compromises doivent toutefois être considérés avec prudence tant qu’ils ne sont pas entièrement confirmés par les autorités compétentes. Le ministère a par ailleurs saisi l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) après la découverte de l’intrusion.
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Quelles conséquences pour la rentrée scolaire 2026 ?
Pour la majorité des collégiens et lycéens, la réponse est plutôt rassurante : la rentrée scolaire a bien lieu le mardi 1er septembre 2026.
Cependant, les conséquences de la cyberattaque restent visibles dans certaines académies.
La rentrée du 1er septembre 2026 est-elle maintenue ?
Oui. La cyberattaque ne provoque pas de report national de la rentrée scolaire 2026.
À la fin du mois d’août, le ministère indiquait que la situation avait été rétablie dans 28 académies sur 30. Les principales difficultés persistaient dans les académies de Toulouse et Nantes.
Ainsi, il faut distinguer deux situations :
- dans la grande majorité des académies, les outils nécessaires à la rentrée fonctionnent de nouveau normalement ou progressivement ;
- à Toulouse et Nantes, certains établissements doivent encore composer avec des services numériques indisponibles ou partiellement accessibles.
La cyberattaque perturbe donc l’organisation de la rentrée, mais elle n’empêche pas la rentrée scolaire d’avoir lieu.
ENT, messageries et applications : quels outils sont touchés ?
Les perturbations concernent principalement les outils utilisés par l’administration et les personnels de l’Éducation nationale.
Dans les zones les plus touchées, elles peuvent affecter :
- les messageries professionnelles ;
- les intranets académiques ;
- certaines applications métiers ;
- les logiciels permettant de gérer les inscriptions et radiations ;
- certains outils liés aux affectations ;
- les espaces numériques de travail.
À Toulouse, les accès aux messageries et à plusieurs applications professionnelles restaient coupés à la veille de la rentrée. Le recteur indiquait par ailleurs que les ENT devraient être relancés le 7 septembre 2026.
À Nantes, l’accès aux messageries restait également partiel selon les appareils et les configurations utilisés.
Autrement dit, une impossibilité de se connecter à un ENT ou à une messagerie scolaire ne signifie pas nécessairement que le compte a disparu. Le service peut simplement être temporairement indisponible.

Les emplois du temps peuvent-ils être perturbés ?
C’est possible localement, mais cela ne signifie pas que tous les élèves concernés commenceront l’année sans emploi du temps.
À Toulouse, le ministère a indiqué que la préparation des emplois du temps n’avait pas été affectée. En revanche, puisque certains services numériques restent indisponibles, les emplois du temps peuvent être distribués en version papier.
Un petit retour aux années 2000, donc, mais sans conséquence directe sur la tenue des cours.
Dans les établissements concernés, les familles doivent surtout se fier aux informations communiquées directement par le collège ou le lycée.
Certains élèves peuvent-ils connaître leur affectation plus tard ?
C’est l’une des conséquences les plus importantes de cette cyberattaque.
Les applications utilisées pour les inscriptions, radiations et affectations ont été perturbées dans certaines académies. À Nantes notamment, des élèves qui n’avaient toujours pas d’affectation à la veille de la rentrée pourraient devoir patienter davantage. Il s’agit néanmoins de situations particulières. Un élève déjà inscrit et affecté dans son collège ou son lycée n’a donc pas de raison de considérer que sa rentrée est annulée.
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Toulouse et Nantes : pourquoi ces académies sont-elles plus touchées ?
Toutes les académies n’ont pas subi les mêmes conséquences. À l’approche du 1er septembre, Toulouse et Nantes concentraient l’essentiel des difficultés persistantes.
À Toulouse, des outils numériques encore indisponibles
Dans l’académie de Toulouse, plusieurs services professionnels restaient coupés à la rentrée.
Les personnels ont notamment rencontré des difficultés pour accéder aux messageries et aux applications nécessaires à certaines démarches administratives. Les établissements ont donc dû adapter leur fonctionnement.
Le rétablissement complet des outils était alors attendu dans un délai d’environ deux semaines, tandis que la remise en service des ENT était annoncée pour le 7 septembre.
Malgré ces difficultés, le rectorat a assuré que tous les élèves seraient accueillis le 1er septembre.
À Nantes, des affectations et démarches administratives compliquées
La situation est également complexe dans l’académie de Nantes.
Un incident de sécurité survenu le 19 août 2026 a conduit le rectorat à suspendre l’accès à ses systèmes d’information. Les conséquences signalées concernent notamment les inscriptions, les listes de classes, les affectations de personnels, les remplacements et la communication interne.
Les difficultés informatiques peuvent donc toucher aussi bien les élèves que les équipes éducatives.
Des établissements ont dû adopter des solutions beaucoup moins numériques : affichages, appels téléphoniques ou communications alternatives avec les familles ont notamment été utilisés.
Les autres académies sont-elles concernées ?
Des perturbations ont touché le système de l’Éducation nationale au-delà de Toulouse et Nantes. Cependant, la situation s’est progressivement normalisée dans la plupart des académies avant la rentrée. Le ministère annonçait ainsi un retour à la normale dans 28 académies sur 30 à la fin du mois d’août. Pour connaître la situation exacte d’un établissement, la source la plus fiable reste donc son collège, son lycée ou son académie.
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Quelles conséquences pour les enseignants et les cours ?
Les perturbations ne concernent pas seulement les connexions aux ENT. Elles compliquent également le travail des équipes chargées d’organiser la rentrée.
Des affectations d’enseignants plus difficiles à organiser
Certaines applications métiers permettent aux rectorats de gérer les affectations des personnels et les remplacements.
Or leur indisponibilité peut retarder plusieurs opérations : affectation de contractuels, de professeurs remplaçants, de stagiaires ou encore d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Une question parlementaire publiée le 1er septembre souligne notamment ces difficultés dans l’académie de Nantes.
Cela peut donc provoquer, localement, des postes temporairement non pourvus ou des remplacements plus difficiles à organiser.
Il faut toutefois éviter d’en déduire que les collèges et lycées français vont massivement se retrouver sans professeurs. Les conséquences varient fortement selon les académies et les établissements.
Une organisation plus traditionnelle dans certains établissements
Face à l’indisponibilité de certains outils numériques, plusieurs établissements ont dû revenir temporairement à une organisation plus classique. Emplois du temps imprimés, documents papier, affichages dans les établissements ou appels aux familles ont parfois remplacé les ENT et les messageries habituelles.
Une rentrée un peu plus « feuille et stylo » que prévu, donc, mais qui permet malgré tout d’assurer l’accueil des élèves et de transmettre les informations essentielles.
Cyberattaque : que doivent faire les élèves et les parents ?
Dans la grande majorité des cas, aucune démarche particulière n’est nécessaire. Cependant, quelques réflexes peuvent éviter les mauvaises surprises pendant les premiers jours de septembre.
Vérifier les informations transmises par l’établissement
En cas de problème avec l’ENT, Pronote ou une messagerie académique, mieux vaut vérifier les canaux de communication proposés par le collège ou le lycée.
Selon les établissements, les informations peuvent temporairement être transmises :
- directement à l’accueil ;
- par téléphone ;
- par affichage ;
- sur le site de l’établissement ;
- sur le site de l’académie ;
- ou sur papier lors de la rentrée.
En cas de doute sur un horaire, une classe ou une affectation, le secrétariat de l’établissement reste donc le premier interlocuteur.
Attention aux tentatives de phishing après une fuite de données
Une cyberattaque peut également créer un terrain favorable aux tentatives d’hameçonnage (phishing).
Un message prétendant provenir d’un rectorat, d’un établissement ou d’un service de l’Éducation nationale peut chercher à récupérer un mot de passe ou d’autres informations personnelles.
Quelques réflexes restent particulièrement utiles : vérifier l’expéditeur, éviter de cliquer sur un lien douteux, ne jamais transmettre un mot de passe par e-mail et se connecter directement au service officiel plutôt que depuis un lien reçu dans un message.
Cette vigilance est d’autant plus importante que l’hameçonnage constitue une menace suffisamment courante pour que le ministère ait organisé, en mars 2026, une opération nationale de sensibilisation reposant justement sur une simulation de phishing.
Que faire si l’ENT ne fonctionne pas à la rentrée ?
Première règle : ne pas multiplier immédiatement les changements de mot de passe ou les créations de comptes sans instruction de l’établissement. Une panne peut simplement provenir d’un service volontairement désactivé pendant sa sécurisation.
Il convient d’abord de consulter les communications officielles de l’établissement ou de l’académie. Si l’accès reste impossible après le rétablissement annoncé du service, le secrétariat ou l’assistance numérique de l’établissement pourra indiquer la procédure à suivre.
La cyberattaque peut-elle perturber les cours pendant plusieurs semaines ?
C’est probablement la question qui intéresse le plus directement les élèves et les familles après la rentrée.
Pour l’instant, aucune interruption générale des cours n’est annoncée.
Des services numériques rétablis progressivement
Le rétablissement ne se fait pas nécessairement en une seule fois. Après une cyberattaque, les équipes informatiques doivent notamment vérifier les systèmes avant de rétablir leurs accès.
À Toulouse, le retour complet des outils était ainsi annoncé dans un délai d’environ deux semaines à la veille de la rentrée, avec une réactivation des ENT prévue plus tôt.
Par conséquent, certaines perturbations numériques peuvent se poursuivre au début du mois de septembre 2026, sans empêcher les établissements d’accueillir les élèves.
Une rentrée scolaire qui peut fonctionner sans tous les outils numériques
ENT, messageries et applications facilitent désormais une grande partie de la vie scolaire. Toutefois, leur indisponibilité temporaire n’empêche pas nécessairement les cours.
Les établissements peuvent transmettre les emplois du temps sur papier, effectuer certaines démarches manuellement et utiliser des moyens de communication alternatifs.
La rentrée peut donc être moins fluide dans certains collèges et lycées, sans être annulée pour autant.
La cybersécurité de l’Éducation nationale au cœur des interrogations
Au-delà de la rentrée 2026, cet incident relance enfin la question de la cybersécurité dans les établissements scolaires et au sein de l’Éducation nationale.
Les systèmes éducatifs gèrent une quantité importante de données et reposent de plus en plus sur des services numériques. Plusieurs organisations syndicales demandent donc un renforcement des investissements et de la sécurisation des systèmes informatiques.
Le sujet dépasse ainsi la seule rentrée de septembre : protéger les données des élèves et des personnels devient un enjeu durable pour l’institution scolaire.
FAQ : cyberattaque de l’Éducation nationale et rentrée 2026
Pourquoi l’Éducation nationale a-t-elle été victime d’une cyberattaque ?
Une intrusion frauduleuse a été détectée dans la nuit du 25 juillet 2026 après l’usurpation d’un compte professionnel. Elle a conduit le ministère à sécuriser ses systèmes et à suspendre certains accès.
La rentrée scolaire 2026 est-elle annulée à cause de la cyberattaque ?
Non. La rentrée scolaire du 1er septembre 2026 est maintenue. Les difficultés concernent principalement certains services numériques et démarches administratives, notamment dans les académies de Toulouse et Nantes.
Quelles académies sont les plus touchées par la cyberattaque ?
À la veille de la rentrée, les académies de Toulouse et Nantes restaient les plus perturbées. Le ministère annonçait un retour à la normale dans 28 académies sur 30.
L’ENT fonctionne-t-il à la rentrée 2026 ?
Cela dépend de l’académie et de l’établissement. À Toulouse, la réactivation des espaces numériques de travail était annoncée pour le 7 septembre 2026.
La cyberattaque peut-elle modifier l’emploi du temps des élèves ?
Elle peut compliquer sa transmission dans certains établissements. À Toulouse, le ministère indiquait toutefois que la préparation des emplois du temps n’était pas affectée et qu’ils pourraient être distribués sur papier.
Des élèves peuvent-ils rester sans affectation ?
Certains élèves encore sans affectation peuvent subir des délais supplémentaires, notamment dans l’académie de Nantes. Selon des informations syndicales rapportées dans la presse, certains pourraient attendre jusqu’à la mi-septembre.
Que faire si Pronote ou l’ENT ne fonctionne pas ?
Il faut d’abord consulter les informations diffusées par l’établissement ou l’académie. Certains services peuvent être volontairement suspendus pendant leur sécurisation. L’établissement peut alors communiquer les emplois du temps et informations importantes par papier, affichage, téléphone ou d’autres canaux temporaires.
La cyberattaque peut-elle empêcher les cours d’avoir lieu ?
À ce stade, aucune interruption nationale des cours n’est annoncée. Les perturbations concernent surtout l’organisation administrative et certains outils numériques. Les établissements concernés mettent en place des solutions alternatives pour assurer l’accueil et les cours.
Quand les services de l’Éducation nationale reviendront-ils à la normale ?
Le calendrier dépend des académies. À la veille de la rentrée, 28 académies sur 30 avaient retrouvé un fonctionnement normal ou largement rétabli. À Toulouse, le rétablissement complet était attendu dans un délai d’environ deux semaines.
Nomad Education, l’application de révision et de réussite scolaire N°1 du primaire au Bac+3, créée par des professeurs pour aider les élèves à réussir leurs examens et leur orientation.











