La participation démocratique ne se limite pas simplement au vote. Les citoyens peuvent désormais contribuer aux décisions publiques grâce aux consultations citoyennes, aux pétitions, aux budgets participatifs ou aux conventions citoyennes, qui relèvent toutes de la démocratie participative.

Les budgets participatifs permettent aux habitants de décider de l'utilisation d'une partie des dépenses publiques, tandis que les conventions citoyennes réunissent des citoyens tirés au sort afin de formuler des propositions. Jean‑Jacques Rousseau, dans Du contrat social (1762), rappelait déjà que la souveraineté appartient au peuple et que la loi doit exprimer la « volonté générale ».

Le développement du numérique facilite les mobilisations collectives. Le politologue Benjamin Barber, dans Strong Democracy (1984), défend une « démocratie forte » où les citoyens participent activement aux décisions plutôt que de se limiter à élire leurs représentants.

Ces nouvelles pratiques complètent la démocratie représentative sans toutefois la remplacer. Le sociologue Pierre Rosanvallon montre dans La Contre-démocratie (2006) que les citoyens souhaitent aussi contrôler, interpeller et évaluer les gouvernants entre deux élections sur leur politique de terrain, notamment grace aux référendums.

Plusieurs expériences illustrent cette évolution. Le premier budget participatif moderne est créé en 1989 à Porto Alegre (Brésil), avant d'être repris dans de nombreuses villes du monde. En France, la Convention citoyenne pour le climat (2019-2020) a réuni 150 citoyens tirés au sort pour proposer des mesures contre le réchauffement climatique. Depuis 2014, la Ville de Paris organise un budget participatif : les habitants proposent puis choisissent par vote des projets d'intérêt général (pistes cyclables, espaces verts, équipements sportifs…), illustrant une forme de démocratie participative où les citoyens prennent directement part aux décisions locales.