La démocratie repose aussi sur la société civile : associations, syndicats, partis politiques, ONG et groupes d'intérêt permettent aux citoyens de participer à la vie publique sans appartenir à l'État.

La liberté d'association (premise depuis la loi 1901) et le pluralisme sont essentiels. Alexis de Tocqueville, dans De la démocratie en Amérique (1835-1840), voit les associations comme une « école de la démocratie », où les citoyens apprennent à agir en concertation.

Les syndicats défendent les salariés, les associations agissent dans les domaines social, culturel ou environnemental, tandis que les ONG interviennent à l'échelle mondiale. Antonio Gramsci, dans les Cahiers de prison (1929-1935), considère la société civile comme le lieu où se construisent les idées et les rapports de pouvoir.

La loi de 1901 sur la liberté d'association favorise un essor exceptionnel du tissu associatif français. Par exemple, SOS Racisme (1984) s'est fait connaître avec son slogan « Touche pas à mon pote », devenu un symbole de la lutte contre le racisme et les discriminations. Par ses campagnes de sensibilisation et ses actions en justice, l'association a contribué à faire évoluer les mentalités et à placer la lutte contre les discriminations au cœur du débat public. Robert Putnam, dans Bowling Alone (2000), explique que les associations développent le « capital social », c'est-à-dire la confiance et la coopération entre citoyens, indispensables à une démocratie vivante.

Les ONG (organisations non gouvernementales), tel Amnesty International et Médecins Sans Frontières, illustrent enfin la capacité de la société civile à défendre les droits humains et à agir lors des crises humanitaires à un niveau international.