L'Organisation des Nations unies (ONU) est créée en 1945 après la Seconde Guerre mondiale afin de préserver la paix et développer la coopération internationale. Elle succède à la Société des Nations (1920), dont l'échec a montré la nécessité d'une organisation plus efficace.
L'ONU s'appuie sur plusieurs organes. L'Assemblée générale réunit tous les États membres, tandis que le Conseil de sécurité est chargé du maintien de la paix. Ses cinq membres permanents disposent d'un droit de veto, qui peut toutefois bloquer certaines décisions. Dès 1945, le diplomate Cordell Hull défend l'idée qu'une coopération internationale est indispensable pour éviter de nouveaux conflits.
En 1948, l'Assemblée générale adopte la Déclaration universelle des droits de l'Homme, texte fondamental inspirant encore aujourd'hui de nombreuses constitutions. Dag Hammarskjöld, secrétaire général de 1953 à 1961, développe les opérations de maintien de la paix et rappelle que « l'ONU n'a pas été créée pour conduire l'humanité au paradis, mais pour la sauver de l'enfer ».
L'ONU agit aussi grâce à ses institutions spécialisées, comme l'OMS pour la santé ou l'UNESCO pour l'éducation et la culture. L'économiste et diplomate Kofi Annan, dans son rapport Nous, les peuples (2000), insiste sur la nécessité d'une action collective face aux défis mondiaux.
Plusieurs exemples illustrent son rôle. Les Casques bleus, créés en 1956 lors de la crise de Suez, sont devenus le symbole des opérations de paix. Entre 1960 et 1964, les Casques bleus de l'ONU sont intervenus au Congo pour tenter de rétablir la paix après l'indépendance du pays et une guerre civile. Leur mission a permis de limiter l'extension du conflit et de préserver l'unité du nouvel État, malgré de lourdes pertes humaines, En 1988, ces forces reçoivent le prix Nobel de la paix. Plus récemment, l'OMS a coordonné une partie de la réponse internationale à la pandémie de Covid-19, montrant l'importance de la coopération mondiale.
Malgré son rôle essentiel, l'ONU est parfois critiquée lorsque le droit de veto empêche une intervention du Conseil de sécurité. Elle demeure néanmoins un acteur majeur de la gouvernance mondiale face aux conflits, aux crises humanitaires, aux pandémies et au changement climatique.