La communication nerveuse 1
La communication intercellulaire repose sur l’existence d’une cellule émettrice, d’un messager, et d’une cellule cible capable de percevoir le messager et de modifier son activité en réponse.
La communication nerveuse est permise par les neurones. Suite à un stimulus, des courants ioniques sont induits au voisinage de la membrane plasmique des dendrites ou du corps cellulaire, avec une conduction décrémentielle.
Au niveau du cône d’implantation se trouvent des canaux sodiques voltage-dépendant. Si la stimulation a permis une dépolarisation des cellules au-delà d’une valeur seuil (d’environ – 50 mV), l’ouverture des canaux sodiques déclenche un influx entrant passif d’ions Na+, ce qui dépolarise la cellule puis entraîne une différence de potentiel de l’ordre de +30 mV. Ceci déclenche alors l’ouverture de canaux potassiques voltage-dépendant, entraînant alors un efflux spontané d’ions K+ vers le milieu extracellulaire. L’ouverture des canaux sodiques voltage-dépendant est transitoire, une boucle d’inactivation bloquant rapidement le canal. Ce dernier passe alors dans un état inactivé et ne pourra s’ouvrir à nouveau qu’après repolarisation de la cellule. L’inactivation des canaux sodiques et l’ouverture des canaux potassiques déclenchent une repolarisation, puis une hyperpolarisation locale. Les pompes $\rm Na^+/K^+$ ATP dépendante, actives en permanence, restaurent les gradients électrochimiques des ions Na+ et K+, ce qui rétablit le potentiel de repos du neurone vers -70 mV. L’éloignement du potentiel des -50 mV et des 0 mV permet la fermeture des canaux sodiques et potassiques voltage-dépendant. L’ensemble de ces étapes forme un potentiel d’action (PA).