Après l’incendie de Rome en 64, Néron entreprend la construction de la Maison dorée, dont les travaux s’achèvent en 68. Elle naît du rêve de grandeur de l’empereur : il s’agit d’un gigantesque complexe composé d’un ensemble d’édifices et de pavillons, qui s’étend sur 80 hectares entre le Palatin et l’Esquilin. Elle doit son nom à ses murs recouverts de marbre précieux et à ses voûtes décorées d’or. Les architectes Severus et Celer réalisèrent ce programme colossal en moins de 5 ans.
Au final, le gigantesque complexe architectural comporte un lac artificiel avec un bois, en rappel du « paradis » oriental, immense parc clos peuplé d’animaux. 150 salles ont été identifiées par les archéologues à un niveau inférieur. Au-dessus du niveau de ce labyrinthe de salles, couloirs et cryptoportiques, se développait un second niveau agrémenté de jardins avec nymphées, portiques, bassins (détruit par un incendie en 104 et rasé par Trajan).
Le palais se caractérise par son emprise sur la ville, son architecture désarticulée calquée sur le modèle des villas campaniennes, particulièrement maritimes. Tout est dans la démesure, entre monumentalisation et prouesses de technologie. Quant au programme décoratif il associe décor de jardin et œuvres d’art qui illustrent un nouvel âge d’or.