Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1954, des incendies, attaques de postes de police, dépôts de bombes sont signalés dans différentes parties de l’Algérie et revendiqués par le FLN, c’est le début de la guerre d’Algérie. Le président du Conseil français Pierre Mendès France et le ministre de l’Intérieur François Mitterrand décident d’envoyer des renforts militaires dans les 3 départements français d’Algérie : Alger, Oran et Constantine. Aux attaques du FLN, la France répond par la politique de la fermeté.
En janvier 1957, la « bataille d’Alger » éclate. Elle se manifeste par le terrorisme pour les Algériens et les tortures pour les Français.
En 1958, le général De Gaulle devient président du Conseil et propose la « paix des braves » que le FLN rejette. Le 19 septembre, les Algériens constituent le Gouvernement provisoire de la République algérienne, la guerre s’amplifie en 1959. De Gaulle préconise l’autodétermination dans une allocution télévisée du 16 septembre. Les « pieds-noirs » hurlent à la trahison.
Le 8 janvier 1961 le référendum sur la politique d’autodétermination en Algérie donne à De Gaulle une large majorité (75% des français sont favorables à la fin de la guerre). En février, l’Organisation de l’Armée Secrète (OAS) est créée et le 22 avril 1961 des généraux (Salan, Jouhaud, Zeller et Challe) organisent un putsch pour le maintien de l’Algérie française mais l’armée ne les suit pas. Le 20 mai, des négociations s’ouvrent à Evian et aboutiront en mars 1962. Le 3 juillet, l’indépendance de l’Algérie devient effective et les "pieds-noirs" quittent le pays.