Les qualités indispensables de l'infirmier(e)
Le métier d'infirmier(e) est très spécifique et la bienveillance est une qualité qui reste centrale pour l'exercer. L'humain est au cœur de la pratique soignante : c'est pourquoi un(e) futur(e) infirmier(e) doit faire preuve de douceur, de tempérance et d'écoute.
Le référentiel 2026 le confirme : parmi les attendus nationaux pour entrer en IFSI figurent les qualités humaines et capacités relationnelles. Il s'agit :
- De l'attention à l'autre.
- De l'écoute et de l'ouverture.
- De la capacité à collaborer et à travailler en équipe.
- De l'aptitude à communiquer avec autrui.
La bientraitance et ses enjeux
La modération et l'écoute participent de la bientraitance, néologisme désignant le souci de l'humain : une manière de soigner centrée sur le respect de la personne, de ses droits et de ses besoins. Elle s'oppose à la maltraitance ordinaire, dérive de la profession face à des situations de travail de plus en plus compliquées (stress, manque de temps, pression de la hiérarchie, souci de rentabilité, etc.).
Depuis la loi du 7 février 2022, la maltraitance dispose d'une définition légale : elle peut résulter d'un geste, d'une parole, d'une action ou d'un défaut d'action, et être intentionnelle ou non. Un simple oubli ou une négligence répétée peut donc constituer une maltraitance.
La dimension humaine du soin
Ainsi, l'aspect technique se double d'une dimension humaine fondamentale. Le référentiel 2026 va plus loin : les interventions infirmières se définissent en co-construction avec la personne, dans le respect de la déontologie et de l'éthique professionnelle. Le soigné n'est pas un simple bénéficiaire des soins : il participe activement à son projet de soins, ce qui favorise la collaboration et l'entraide.
L'empathie et l'écoute active
De fait, se développe l'empathie. Le soignant doit pratiquer l'écoute active afin d'aider le soigné à exprimer son histoire pour mieux orienter les soins. Cette expérience relationnelle repose sur le non-jugement. Le patient doit toujours être perçu avec dignité afin d'éviter tout cas de maltraitance, voulue ou inconsciente.
Ces qualités relèvent des compétences psychosociales, que la formation développe désormais explicitement :
- Savoir gérer ses émotions.
- Communiquer de façon constructive.
- Préserver son propre bien-être pour rester disponible à l'autre.
Face au refus de soins
Cependant, la coopération n'est pas toujours immédiate. Une personne agitée peut refuser un soin, un enfant angoissé peut faire une crise de pleurs. Dans ces situations, l'empathie ne passe pas au second plan : elle devient au contraire un outil. Le soignant cherche à comprendre les raisons du refus, explique le soin, propose de le différer ou de le réaliser autrement, et s'appuie sur l'équipe.
Aucun acte ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne, qui peut le retirer à tout moment. Pour un enfant, on recherche son adhésion, en lien avec ses parents. Les rares situations où un soin peut être réalisé sans consentement (urgence vitale chez une personne hors d'état d'exprimer sa volonté, soins psychiatriques sans consentement…) sont strictement encadrées par la loi et ne relèvent jamais de la seule décision du soignant.