Les systèmes d'évacuation des eaux pluviales (gouttières, descentes)

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Les systèmes d'évacuation des eaux pluviales (gouttières, descentes)

Une pose réussie repose sur le respect de la pente, la qualité de la soudure et la prise en compte de la dilatation thermique.

Fonction et composition du système

Le système d'évacuation a pour rôle de collecter les eaux de ruissellement de la toiture et de les acheminer vers le réseau d'eaux pluviales afin de protéger les façades et les fondations du bâtiment.

La partie horizontale (collecte)

  • La gouttière  : Profilé ouvert (pendante ou rampante).
  • Les crochets  : Supports fixés sur les chevrons, la planche de rive ou la couverture.
  • Les accessoires  : Talons (bouts), équerres (angles), et joints de dilatation (obligatoires au-delà de $12 \: \rm m$).

La partie verticale (évacuation)

  • La naissance (ou moignon)  : Pièce de transition entre l'horizontal et le vertical.
  • La cuvette de branchement  : Alternative à la naissance pour recevoir plusieurs collecteurs.
  • Les tuyaux de descente  : Canalisations cylindriques ou rectangulaires.
  • Les colliers  : Fixations murales maintenant la descente.
  • Le dauphin  : Tuyau renforcé (fonte/acier) en pied de descente pour résister aux chocs.

Dimensionnement et tracé

Le choix du matériel dépend de la surface projetée de la toiture (en $\rm m^2$).

  • Le développement (dev)  : C'est la largeur de la feuille de métal avant pliage. Les standards sont le Dev $250 \: \rm mm$ (descente de $80 \: \rm mm$) et le Dev $330 \: \rm mm$ (descente de $100 \: \rm mm$).
  • La pente  : Pour garantir l'auto-curage et l'écoulement, une pente minimale de $5 \: \rm mm/\rm m$ est préconisée par le DTU $40.5$.
  • Implantation  : On commence par poser les crochets d'extrémités (le plus haut et le plus bas) avant de tendre un cordeau pour aligner les crochets intermédiaires (espacés de $40$ à $50 \: \rm cm$).

Techniques d'assemblage (zinc)

Le zinc est le matériau de référence en France pour sa longévité et sa malléabilité.

Le brasage tendre (soudure)

C'est l'opération critique pour l'étanchéité. Elle nécessite  :

  1. Le décapage  : Application d'un flux (acide chlorhydrique tamponné) pour éliminer l'oxydation.
  2. L'apport de métal  : Baguette d'alliage étain-plomb (généralement $33\%$ ou $40\%$ d'étain).
  3. La chauffe  : Utilisation d'un fer à souder avec une panne en cuivre propre et étamée.

L'emboîtement

Les tuyaux de descente s'emboîtent toujours partie mâle vers le bas (dans le sens de l'eau) pour éviter les fuites au niveau des raccords.

Pathologies et points de vigilance

  • Corrosion galvanique  : Ne jamais poser de zinc en aval du cuivre. L'eau chargée d'ions cuivre provoque une perforation rapide du zinc par électrolyse.
  • Dilatation  : Le métal « bouge » selon la température. Un blocage des fixations ou l'absence de joints de dilatation entraîne des ondulations ou des ruptures de soudures.
  • Obstruction  : L'usage de crapaudines est essentiel pour protéger les moignons contre les dépôts de feuilles.

Sécurité au poste de travail

  • Travail en hauteur  : Utilisation obligatoire d'échafaudages conformes ou de nacelles.
  • Risque de brûlure  : Manipulation prudente du fer à souder et du gaz (lampe à souder).
  • Risque de coupure  : Port de gants anti-coupure pour la manipulation et la découpe des feuilles de métal.

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