Le nantissement du fonds de commerce
Le nantissement du fonds de commerce est un contrat par lequel un commerçant apporte le fonds de commerce comme garantie lors de la souscription d’un prêt auprès d’un organisme financier. C’est une garantie pour le créancier en cas de non remboursement de la dette par le commerçant. On parle de sureté réelle. Le nantissement du fonds de commerce est possible lorsque le prêt contracté n’est pas affecté à une opération précise.
Le nantissement ouvre plusieurs droits au créancier sur le fonds de commerce : un droit de préférence sur le prix pour le remboursement de la dette, un droit de rétention et un droit de suite.
Un même fonds de commerce peut être nanti auprès de plusieurs créanciers. Si le nantissement se réalise, les créanciers seront remboursés suivant l’ordre d’inscription dans les registres.
Le nantissement est sans dépossession contrairement au gage : le commerçant conserve donc la possession du fonds. Il a néanmoins l’obligation de maintenir l’activité professionnelle et de ne pas amoindrir la valeur du fonds.
Pour être valable, le nantissement doit faire l’objet d’un acte juridique entre les différentes parties (créancier(s) et débiteur). Le contenu de cette convention est libre sauf pour l’identité des parties, nature et date du litige, valeur du fonds, désignation du fonds…
Cet acte doit être déposé au greffe du tribunal de commerce dont dépend le fonds nantis sur le registre des privilèges et nantissements.
L’inscription du nantissement est valable 10 ans et peut être renouvelée. Si la créance est réglée ou en cas d’absence de renouvellement, le nantissement est radié.