Censés représenter la neutralité et la transmission de l’information, les médias entretiennent des relations compliquées avec le pouvoir.
Les médias comme relais du pouvoir
Le paysage médiatique actuel souffre parfois d’un manichéisme qui simplifie le réel pour désigner des ennemis. Cette dérive, accentuée par le diktat du buzz sur les réseaux sociaux, sacrifie le fond au profit de l’image.
Face à ce contrôle numérique croissant qui menace la liberté, le journalisme d’enquête demeure un contre-pouvoir indispensable à la démocratie.
Les médias comme contre-pouvoir
Des films comme Pentagon Papers (The Post) de Steven Spielberg, sorti en 2017, illustrent ce combat moral de la presse face au pouvoir, hérité du choc du Watergate en 1972.
Parallèlement, des créations comme G255 (2009) d’Alain Josseau révèlent la fragilité de nos perceptions face aux mises en scène.
Comme l’analysait Enzensberger, le « contre-média » cinématographique tente de transformer le spectateur passif en acteur critique. Il s’agit là d’une nécessité vitale : briser les codes officiels pour mettre en lumière les vérités occultées et préserver une citoyenneté éclairée.