La préservation du cadre démocratique intègre désormais la protection des écosystèmes. La Charte de l'environnement, adoptée en 2004 et adossée à la Constitution en 2005, place la sauvegarde de la nature au même niveau que les droits de l'homme. Ce texte fondamental proclame le droit de chacun à vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé, tout en imposant le devoir de le protéger. Les dispositions législatives qui s'y rapportent sont réunies dans le Code de l'environnement.
Afin de garantir le respect de ces normes, l'État a instauré une police de l'environnement. L'Office français de la biodiversité (OFB), créé le 1er janvier 2020, en est l'acteur central. Ses agents, les inspecteurs de l'environnement, sont investis de pouvoirs de police judiciaire. Armés lors de leurs patrouilles, ils veillent à la prévention des atteintes écologiques et sanctionnent les infractions constatées sur tout le territoire.
Leurs missions sont transversales : contrôle des installations industrielles et agricoles (notamment le respect des arrêtés sécheresse), lutte contre le braconnage, vérification des quotas de pêche et répression du trafic d'espèces protégées. Face à une pollution aquatique ou à l'émergence d'une décharge sauvage, ils dressent des procès-verbaux et saisissent le procureur de la République.
Cette action est soutenue par d'autres forces républicaines : la Gendarmerie nationale, via des unités spécialisées dans la grande délinquance environnementale, et les services douaniers, qui interceptent aux frontières les trafics illégaux de faune et de flore. La sécurité environnementale s'affirme ainsi comme une mission régalienne majeure.