Le mot justice possède plusieurs sens. Il désigne un principe moral pour distinguer ce qui est juste ou injuste, mais il définit aussi l'institution qui juge et sanctionne les personnes qui ne respectent pas la loi. En France, les juges rendent la justice au nom du peuple français. Ils exercent leur métier dans des tribunaux et appliquent les règles du droit rassemblées dans des recueils comme le code pénal ou le code civil.
Dans un État de droit, la justice est indépendante des pouvoirs exécutifs et législatifs. Cette séparation garantit l'impartialité des décisions. La justice est également gratuite. L'État propose un avocat commis d'office aux citoyens qui ne peuvent pas payer les frais de défense.
La justice s'adapte à l'âge des justiciables. Le juge des enfants représente l'acteur principal de la justice des mineurs. Il siège au tribunal de grande instance. Les services de la protection judiciaire de la jeunesse l'aident dans ses enquêtes. Ce magistrat protège les enfants victimes de violences et intervient lorsque les conditions d'éducation sont dégradées.
Le juge des enfants sanctionne aussi la délinquance. La justice privilégie d'abord les mesures éducatives. Toutefois, un mineur de plus de 13 ans encourt des amendes allant jusqu'à 7500 euros, des peines de prison ou des Travaux d'Intérêt Général, un travail non rémunéré au service de la collectivité.
Face à la récidive, la loi évolue. En 2002, la loi Perben crée les centres éducatifs fermés pour proposer une alternative éducative stricte à la prison. En 2007, une nouvelle loi supprime l'excuse de minorité pour les mineurs récidivistes de plus de 16 ans, ce qui permet de les juger avec la même sévérité que des adultes.
Enfin, en 2021, le nouveau Code de la justice pénale des mineurs abroge les peines planchers et restaure le principe de l'atténuation de la peine pour les mineurs.