Pour que les libertés existent réellement, la loi doit les garantir et les protéger. La France est un État de droit. Ce principe signifie que tous les individus, mais aussi la puissance publique et l'État lui-même, se soumettent au droit et à la loi. L'État ne peut donc pas agir de manière arbitraire.
À l'échelle nationale, la Constitution de 1958 représente le texte suprême. Elle garantit les droits et les libertés des citoyens. Le Conseil constitutionnel, une juridiction instaurée par cette même Constitution, possède le pouvoir de vérifier que les lois votées respectent ce texte fondamental. Depuis 2008, un citoyen engagé dans un procès peut utiliser une Question Prioritaire de Constitutionnalité, abrégée en QPC. Cet outil lui donne le droit de soutenir qu'une loi porte atteinte aux libertés garanties par la Constitution. Si le Conseil constitutionnel valide cette question, il abroge la loi contraire aux droits fondamentaux. L'État déploie également des institutions indépendantes comme le Défenseur des droits. Cette autorité aide les citoyens à se protéger contre les discriminations ou les abus de l'administration.
À l'échelle internationale, des textes majeurs encadrent ces droits. Le 4 novembre 1950, les États membres du Conseil de l'Europe signent la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, couramment appelée Convention européenne des droits de l'homme. Ce traité international entre en vigueur le 3 septembre 1953. Il offre une garantie supplémentaire aux citoyens face aux abus de pouvoir. Pour faire respecter ce texte, le Conseil de l'Europe s'appuie sur la Cour européenne des droits de l'homme, située à Strasbourg. Tout citoyen européen peut saisir cette cour s'il estime que son pays ne respecte pas les droits garantis par la Convention, après avoir épuisé les recours devant la justice de son propre pays.