La France est une démocratie représentative. Cela signifie que les citoyens ne votent pas toutes les lois eux-mêmes. Ils délèguent leur pouvoir à des représentants élus, comme le président de la République ou les députés, pour une durée limitée. On appelle cette charge un mandat.
Cependant, la démocratie ne se limite pas aux élections. Les citoyens participent à la vie politique entre deux élections grâce à ce qu'on appelle l'opinion publique. L'opinion publique représente l'ensemble des points de vue et des convictions partagés par une majorité de la population sur des sujets de société. Les dirigeants utilisent les sondages pour mesurer cet état de l'opinion. Ces enquêtes interrogent un échantillon représentatif de la population pour connaître ses attentes.
L'opinion publique s'exprime également par le droit de pétition. La loi organique du 15 janvier 2021 a abaissé le seuil d’une pétition de 500 000 à 150 000 signatures. L'âge minimum des signataires passe également à 16 ans.
Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) peut être saisi pour examiner une proposition citoyenne.
Le développement de l'opinion publique est indissociable de la liberté de la presse. La loi de 1881 garantit que les citoyens reçoivent une information plurielle et libre. Devant la défiance de la population vis-à-vis du monde politique, les dirigeants cherchent à faire participer les citoyens autrement. Ils essaient ainsi de mettre en œuvre des outils de démocratie qui devient participative. L'État a par exemple récemment créé des instances comme la Convention citoyenne pour le climat afin d'impliquer directement les citoyens dans la réflexion politique. L'enjeu est de maintenir un dialogue permanent entre les élus et le peuple pour résoudre ou éviter une crise de confiance mais ces nouvelles modalités peinent à donner des résultats concrets.