Le concept de représentation en didactique des sciences

Le concept le plus marquants en didactique des sciences ces dix dernières années est celui de représentation. Ce concept, emprunté à la psychologie (génétique et sociale), explique sa polyvalence d’utilisation.

1. L’idée de représentation d’un concept

L’idée de représentation s’appuie sur des travaux fondamentaux de chercheurs tels que Bachelard, Piaget, et Bruner.

2. Le statut didactique des représentations

Les représentations des élèves concernant un même concept à un âge donné varient considérablement. Exemple

Par exemple, si l’on demande à des élèves de cours préparatoire (6 ans) ou de sixième (11 ans) d’identifier ce qui est vivant parmi une série de photographies et de justifier leur choix, on observe fréquemment des réponses positives pour des objets comme une montre (car son aiguille bouge), un ventilateur (car il produit du vent), un téléviseur (car il y a du mouvement), le soleil (car il éclaire), des nuages ou des cascades. Dans ces cas, le mouvement est le critère principal pour déterminer si quelque chose est vivant. Ce critère s’applique aussi aux êtres vivants authentiques, comme une souris (parce qu’elle bouge) ou un serpent (parce qu’il rampe). Les réponses sont plus souvent négatives pour un grain de blé, un œuf, une fleur coupée, ou un arbre en hiver, confirmant l’importance accordée au mouvement.

Les concepts ne s’acquièrent pas dans des situations artificielles créées pour des besoins didactiques, pour ensuite être appliqués sans difficulté. Ils prennent leur sens dans des situations-problèmes. C’est au sein des situations scolaires d’enseignement-apprentissage que les concepts scientifiques se développent dans l’esprit de l’enfant, plutôt que dans l’expérience quotidienne. Les concepts modifient les idées et représentations préexistantes par des ruptures et des réorganisations conceptuelles. Les erreurs ne font que révéler les modes de pensée sous-jacents.

EN RÉSUMÉ