La géographie est l’étude de l’espace, de son organisation et de son fonctionnement. On pourrait préciser qu’« elle est la science des territoires, ou plus largement de l’organisation et de la différenciation de l’espace ». Cette définition de la discipline dans laquelle se retrouve une large majorité de géographes peut être affinée par une double lecture de l’espace :

  • une première lecture privilégie l’analyse spatiale, la recherche de règles, voire de lois, dans la répartition des objets dans l’espace ;
  • une seconde lecture vise, d’une part, à rechercher le sens de ces formes spatiales, sens qu’elles ont pour les divers groupes utilisateurs de l’espace à titre permanent ou temporaire ; d’autre part, à montrer comment ce même sens peut être créateur d’objets spatiaux.


Science sociale
ayant comme objet central l’espace et/ou le territoire, la géographie prend également en compte, tant en matière de réflexion que d’action, les faits naturels constitutifs du territoire. «… l’esprit de l’enfant n’est pas, en matière de géographie comme en toute autre matière, une table rase, une page à noircir… » P. Giolitto. Son appropriation de l’espace à travers l’enseignement géographique passe par ses représentations et ses structures cognitives. En 1995, la « géographie » disparait des cycles 1 et 2 pour une « initiation à l’approche géographique » dans le domaine « Découverte du monde ».

Afin de mieux prendre en compte les évolutions de la géographie savante et universitaire,  les programmes de 2002 diffèrent en définissant la géographie comme « l’étude de l’organisation de l’espace par les sociétés » reprenant ainsi la définition donnée par Jacques Lévy.

Les programmes de 2015 proposent une réelle rupture avec les programmes précédents en prenant comme fil conducteur le concept de l’Habiter avec comme point de départ, non pas celui des lieux ou du territoire, mais les pratiques humaines.