Retour

Rome à l'apogée de l'Empire

🎲 Quiz GRATUIT

📝 Mini-cours GRATUIT

L'administration sous l'Empire : la préfecture

Le préfet, à Rome, est un « officier » en charge d’une unité militaire ou d’une branche de l’administration. 

  • Le préfet de la ville : cette magistrature est instituée par Auguste et devient permanente en 13. Le poste est occupé par un magistrat au sommet de la carrière sénatoriale. Les compétences du préfet visent au ravitaillement en viande de la ville, à assurer la police des marchés et des spectacles. Il commande trois cohortes urbaines, chargées du maintien de l’ordre à l’intérieur des limites de la ville.
  • Le préfet du prétoire : le poste est créé en 2 av. J.-C. par Auguste, il est réservé aux chevaliers. Le préfet commande la garde prétorienne de l’Empereur (9 cohortes). Sa position leur permet d’exercer une influence sur l’Empereur. La charge est souvent collégiale. 
  • Le préfet de l’annone : le poste est créé en 8, et est attribué à un officier de rang équestre chargé de l’approvisionnement en blé, du contrôle des prix et de la distribution aux pauvres. La fonction est destinée à mettre un terme à la précarité du ravitaillement de Rome en céréales.
  • Le préfet des vigiles : le poste est créé en 6 par Auguste. Le préfet est à la tête des Vigiles qui luttent contre les sinistres et assurent le maintien de l’ordre la nuit dans la capitale. Il commande les cohortes de vigiles.

L'armée romaine au Haut-Empire

L’armée du Haut-Empire est une armée des frontières. Après Trajan, le limes devient la frontière qu’il faut protéger, soit 10 000 kilomètres à défendre. C’est Hadrien qui achève son organisation. Sous Antonin, on compte par exemple trois légions en Syrie, trois en Bretagne, quatre dans les Pannonies et sur le Rhin, cinq dans les Mésies.

La structure de l’armée repose sur les légions, qui passent de 28 sous Auguste à 33 sous les Sévères, chacune composée de 10 cohortes. À chaque légion de 5000 à 6000 hommes, correspond un corps de cavalerie de 120 chevaliers, 60 centurions, 6 tribuns et un légat sénatorial. Au total, 150 000 légionnaires de citoyenneté romaine sont enrôlés pour 20 ans sur les frontières de l’Empire. 

Il existe des corps auxiliaires d’unités plus réduites, troupes légères et mobiles, constituées de pérégrins qui reçoivent la citoyenneté romaine après 25 ans de service. À partir d’Hadrien, on recrute des numeri, unités composées de barbares qui combattent à leur manière, avec leurs propres armes. Ils ne reçoivent pas le droit de cité.

Les thermes à Rome

L’ancêtre des thermes à Rome porte le nom de laconicum, avec l’usage des étuves après l’entraînement physique. Les thermes répondent à trois grandes pratiques des Romains : se laver, se soigner (vertus curatives des eaux), et rester en forme. On distingue le balneum, bain privé, des thermes à proprement parler, bâtiments de plus grande surface, le plus souvent construits par l’empereur. Les thermes d’Agrippa sont les plus anciens de Rome, mis en fonction après la construction de l’Aqua Virgo. Puis viennent ceux de Néron et de Titus. Les plus grandioses restent ceux de Caracalla au sud de l’Aventin. 

Le plus souvent, un aqueduc particulier permettait d’amener l’eau nécessaire au fonctionnement des thermes. On y trouve toujours un vestiaire, apodyterium, une palestre pour les exercices physiques et une salle froide, le frigidarium. La salle tiède, le tepidarium, dans laquelle le corps s’habitue progressivement à supporter une température plus élevée, peut comporter des baignoires. Le caldarium est la salle chaude qui permet de transpirer abondamment. Pour chauffer l’eau des bains, on utilise le système des hypocaustes : la chaleur, fournie par d’immenses fours chauffés au bois, circulait dans des canalisations en sous-sol et dans l’épaisseur des murs.

La Villa Hadriana à Tivoli

La villa est construite à Tivoli, à 27 kilomètres au nord-est de Rome, sur un site calme et reposant. Hadrien en est l’architecte et le paysagiste. Il s’inspire de ce qu’il a vu lors de ses voyages en Orient, Grèce et Egypte. L’ensemble s’articule autour d’un grand jardin péristyle avec bassin, le Poecile. Le portique y servait de promenade. 

La partie centrale comporte les bâtiments officiels, la place d’Or avec ses appartements et jardins, la salle du trône, les grands thermes qui étaient utilisés par le personnel de la ville, alors que l’empereur fréquentait les petits thermes. Les thermes avec un heliocaminus, grande salle circulaire chauffée par les rayons du soleil, sont les thermes les plus anciens de la villa. 

Dans le secteur sud se trouve le Canope, bassin long de 121 mètres, qui rappelle le canal égyptien reliant la ville d’Alexandrie à Canope, ainsi que le temple de Sérapis, dédié à Antinous, le favori de l’Empereur. Le secteur septentrional comporte la cour des bibliothèques et le théâtre maritime, conçu comme un pavillon intime avec une île circulaire artificielle entourée d’un canal, qui accueille une véritable domus, lieu où s’isolait l’empereur.

Nomad+, Le pass illimité vers la réussite 🔥

NOMAD EDUCATION

L’app unique pour réussir !