La nationalité désigne l’appartenance d’un individu ou d’un groupe de personnes à une nation. Cette nation peut être culturelle (avec des traits communs : une tradition, une langue, une religion etc.) ou politique (une construction sociale créant a posteriori des liens entre les individus). On peut donc parler de nationalité politique et de nationalité culturelle ou sociologique.

 

La nationalité politique est l’appartenance à un État. La nationalité est alors proche de la citoyenneté, sans toutefois se confondre avec elle. Ces deux termes sont toutefois parfois utilisés comme synonymes, dans le langage courant comme dans les documents officiels.

 

Quant à la nationalité culturelle ou sociologique, elle caractérise des communautés de personnes qui partagent divers traits culturels sans pour autant constituer des États indépendants ou en étant répartie sur les territoires de différents États. Il s’agit de groupes de populations qui ont en commun des caractéristiques objectives comme la langue, la religion ou l’histoire. Il peut également s’agir de populations qui s’autodéfinissent comme nations subjectivement. On parle alors de nationalisme.

 

La citoyenneté renvoie à l’exercice de droits civiques comme le droit de vote. Il s’agit alors d’une notion différente de celle de nationalité car cette dernière correspond au fait d’être régi en tant que personne par un droit civil national (nom, majorité, mariage, divorce, succession, etc). La nationalité est cependant généralement liée à la citoyenneté. On est donc en général citoyen et national d’un même pays.

 

Une personne peut cependant se voir, en droit, attacher le statut de résidente d’un pays donné du fait de sa domiciliation principale dans ce pays sans posséder la nationalité de celui-ci.